Guitare et son : la distorsion

Dans la recherche du son et de l’identité musicale du guitariste électrique, les effets jouent un rôle crucial. L’un des plus importants et des plus utilisés, en particulier dans le rock, le blues et le metal, est la distorsion (communément appelée disto). Si vous aussi vous cherchez à améliorer votre son et à trouver votre identité musicale, voici quelques pistes.

Qu’est-ce que la distorsion ?

L’amplificateur a pour rôle d’amplifier un signal entrant de faible puissance, dans notre cas celui de la guitare électrique. Lorsque ce signal est trop puissant, le son ne peut plus être fidèlement restitué par l’ampli, il est ainsi distordu.

Je vous renvoie à Wikipedia pour la petite histoire sur l’origine de la distorsion.

Il y a 3 catégories de distorsion. Bien que l’industrie des effets les utilise parfois un peu à tort et à travers pour des raisons de marketing, ces trois catégories regroupent 3 sons assez distincts :

  1. L’overdrive, dont le son “crunchy” et plus doux rappelle les amplis vintages. Il est très apprécié dans le blues et le rock’n roll (Stevie Ray Vaughan, etc.)
  2. La distorsion, qui est plus agressif et offre plus de gain. Il Elle est typiquement utilisée dans le metal, le hard rock, le punk…
  3. La fuzz, l’une des premières expériences de l’effet distorsion, dont le grain est très particulier, et qui a été très utilisée par Jimi Hendrix (Foxy Lady, etc.) et White Stripes par exemple.

Les réglages de la distorsion

La plupart des pédales de distorsion sont dotées au minimum de 3 réglages :

  1. Le volume, aussi appelé parfois output ou level, va comme son nom l’indique régler le signal sortant.
  2. Le gain, ou drive, qui permet de régler le taux de saturation. Plus le gain est élevé, plus les nuances de votre jeu seront affectées. Si vous souhaitez conserver la clarté de votre expression tout en ayant le gros son, il peut être bon d’utiliser le tone (voir ci-dessous) ou un égaliseur qui vous permettra de booster votre saturation et de baisser le gain.
  3. Tone, presence ou colour, qui va influencer la tonalité du son en jouant avec les grave, medium et aigüe (treble, mid et bass en anglais). Ce réglage vous permettra de baisser le gain tout en donnant une couleur spécifique à votre son.

3 distorsions qui valent le détour

D’après les nombreuses recherches sur divers sites en français et en anglais, voici une petite sélection non exhaustive de pédales qui ont marqué le son saturé et que j’ai pu tester. Cette liste sera allongée au-fur-et-à-mesure de mes découvertes.

 

Boss DS1 – pédale de distorsion

Voilà plus de 30 ans que cette pédale est sur le marché, c’est le best sellers des pédales  de disto Boss et une référence absolue ! Joe Satriani, Steve Vai et Nirvana l’ont ainsi utilisée. Elle est très simple d’utilisation, et plutôt solide. Gros son en perspective, et pour un petit prix !

 

Electro Harmonix Big Muff Pi – fuzz distorsion/sustainer

La Big Muff PI est une pédale qui a fait ses preuves grâce à sa fiabilité, son prix et son son agressif. Jimi Hendrix, Frank Zappa, Santana et David Gilmour sont des exemples de ceux qui ont su exploiter au mieux le son de la Big Muff PI. C’est une pédale robuste qui devrait tenir le coup dans vos concerts les plus enragés.

 

Ibanez – Distorsion Overdrive Fuzz TS9DX Turbo Tube Screamer

Encore une pédale mythique qui a célébré ses 30 ans ! C’est une pédale d’overdrive qui donne un son blues rock naturel et est considérée par beaucoup comme l’une des pédales d’overdirve les plus populaires de l’histoire des overdrives.

 

Plus à venir !

 

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