Les degrés

Afin de bien comprendre ce qui fait qu’une note sonne particulièrement bien dans une mélodie, ou qu’un enchainement d’accords sonne plutôt latin, jazz, blues, AC/DC ou Céline Dion, il vous faudra d’abord comprendre la notion de degré. En effet, la note en soi n’a de valeur dans un morceau que par le rôle qu’elle y joue.

Prenons par exemple deux gammes, la gamme de Do et la gamme de Sol (voir le cours sur les noms des notes en anglais si cela ne vous parle pas, et les intervalles pour comprendre d’où vient le # du F de la gamme de Sol) :

C – D – E – F – G – A – B

G – A – B – C – D – E – F#

Chaque note occupe une fonction particulière dans une gamme. C’est cette place qui va définir l’importance de la note dans vos mélodies ou de l’accord. Dans nos deux exemples, voici ce que cela donne :
C – D – E – F –  G –  A – B                                                           G – A – B – C –  D –  E – F#
I  – II  – III – IV – V – VI – VII                                                           I  – II  – III – IV – V – VI – VII

 

Les chiffres romains représentent les degrés et indiquent ainsi leur rôle dans la gamme. Voici donc les 7 degrés, par ordre d’importance :

I : C’est la tonique, ce degré donne le nom à la gamme (dans nos deux exemples, respectivement C et G). Dans une phrase mélodique, elle donne un sentiment de conclusion.

V : C’est la dominante. Dans la tonalité de C, la dominante est le G. Dans la tonalité de G, la dominante est le D.

IV : C’est la sous-dominante. Dans la tonalité de C, la sous-dominante est le F. Dans la tonalité de G, la sous-dominante est le C.

III : C’est la médiante. Dans la tonalité de C, la médiante est le E. Dans la tonalité de G, la médiante est le B.

VII : C’est la sensible. Elle est inexorablement attirée par la tonique qui la suit. Dans la tonalité de C, la sensible est le B. Dans la tonalité de G, la médiante est le F#.

II et VI : Respectivement la sus-tonique (IIème degré) et la sus-dominante (VIème degré). Saurez-vous les retrouver dans les deux gammes de notre exemple ?

Généralement, notre éducation culturelle musicale nous incite à vouloir entendre des degrés forts. L’utilisation de degrés plus faibles (II, III, VI et VII) va créer plus de tension mais va permettre de rendre vos mélodies plus expressives et plus originales. Nous ferons dans les prochains cours quelques études de cas pour saisir la portée de ce sujet.

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